Pratiquez un art martial traditionnel sans compétition, accessible à tous dès 13 ans. Cours les lundis et vendredis, ambiance conviviale au dojo municipal.
A la une
Mini stages 2026-2027
Dojo de Lacroix-Falgarde 10h - 12h les dimanches :
11 octobre 2026 6 décembre 2026 10 janvier 2027 7 février 2027
Ouvert à tous dès 13 ans, notre club propose une pratique sans compétition, axée sur le respect et la tradition japonaise. L’Aïkido favorise détente, bien-être et développement personnel.
Chaque cours s’adapte à tous les niveaux, dans une ambiance inclusive et sécurisée. L’écoute et la progression de chacun sont au cœur de notre approche.
Venez découvrir une discipline authentique, centrée sur la maîtrise de soi, le respect et le partage.
Saison 2026 - 2027
La saison débute le lundi 7 septembre à 19h à Lacroix , 17h pour le cours enfant
Reprise à Montaudran vendredi 11 septembre à 12h30.
Les inscriptions sont ouvertes toute l’année lors des cours (de début septembre à juin).
Cours ENFANTS, de 7 à 12 ans, le lundi de 17H à 18H15
Cours pour tous, à partir de 13 ans, le lundi et vendredi de 19h à 20h30
Cours le midi :
Jeudi 12h30-13h30, cours de Iaido et Bokken ,Dojo de Lacroix-Falgarde
Vendredi 12h30-13h30, Complexe sportif de Montaudran (6 chemin du carrosse 31400 Toulouse - près de la Halle des Machines)
Pour des questions sur les cours ou les inscriptions veuillez contacter Henri Avril
License fédérale et certificat médical en cours de validité obligatoires
Renseignements
Tel : 06 95 31 77 45
h-avril@live.com
Inscriptions pour la nouvelle saison
2026 - 2027
- La rentrée pour l'AÏKIDO au dojo de Lacroix Falgarde aura lieu le lundi 7 septembre (enfants à 17H30 et adultes à 19H), et au dojo de Montaudran vendredi 11 septembre à 12H30.
Les inscriptions sont ouvertes toute l'année lors des cours ( de débute septembre à juin).
Enseignant
Henri Avril
Henri Avril, 7ème dan, diplômé d’état BE 2ème degré et Cadre Technique National
Henri Avril participe à la vie fédérale de la FFAB depuis de nombreuses années, et maintenant au sein de la ligue Midi Pyrénées. Il enseigne à l'Aïkikaï de Toulouse au Dojo de Lacroix-Falgarde.
Il débute l’Aïkido à l'âge de 16 ans à Annecy, sous la direction de Gilbert MILLIAT (7eme Dan Shihan). Il participe très tôt aux stages pour enseignants de Maitre TAMURA qui devient son professeur et son guide jusqu’à son décès en 2010.
Il est nommé Cadre Technique Fédéral (CTF) dans les années 1985/86 et accompagne Maitre TAMURA dans de nombreux pays où il lui sert d'Aïte et d’interprète.
Shodan: 1979, Nidan: 1982, Sandan: 1985, Yondan: 1989, Godan: 1995, 6ème dan Aïkikaï: 2003 et SHIHAN en 2013, 7ème Dan en 2018
Ci-après un article d’Henri Avril sur la pratique du Bokken.
Lire l'article
Le sens du Bokken dans l'Aïkido
Tout d’abord, je voudrais dire que je ne connais le sens de l‘utilisation du bokken dans l’Aïkido qu’à travers mon expérience avec Maître Tamura pendant trente ans. Bien sûr je ne prétends pas avoir atteint son niveau, j’ai simplement fondé mon travail actuel sur cette longue pratique intense et ininterrompue avec lui. Le bokken est le sabre, le katana, ce n’est pas un simple morceau de bois. Je crois que pour comprendre et ressentir qu’il est partie intégrante de l’Aïkido, il faut l’utiliser de façon détendue, précise, silencieuse et lentement au début. D’autres budo utilisent cette arme mais son utilisation en Aïkido est complètement différente des écoles de sabre et à mon avis il vaut mieux oublier ses connaissances antérieures et ne pas tout mélanger pour réellement sentir ce que Tamura Shihan voulait nous transmettre à travers l’étude du bokken.
En Aïkido le bokken est une extension des bras, il éclaire notre travail à mains nues. C’est un outil de compréhension de l’Aïkido globalement, c’est un moyen pour déboucher sur quelque chose que l’on ne connaît pas encore et que l’on ne peut pas anticiper verbalement. Donc son étude est délicate car il est facile de passer à côté de sa raison d’être et de l’utiliser comme une fin en soi. C’est aussi la raison pour laquelle il me semble difficile de planifier des cours spécifiques de bokken car l‘enseignant commence généralement un cours avec une idée, une ligne directrice puis s’adapte ensuite aux pratiquants. Le travail au bokken est un outil pour faire passer son message et on ne peut pas vraiment anticiper le degré de compréhension des élèves qui change d’un cours sur l’autre. Cependant il est toujours aukamiza (centre/place d’honneur du dojo) prêt à être utilisé. En revanche, pratiquer seul des mouvements simples de coupes pour trouver une position et une respiration justes, pour apprendre à contrôler son corps… me semble nécessaire avant de passer aux exercices à deux. En tout cas, individuellement ou avec un partenaire, je ne recherche pas la complexité technique ou des enchaînements longs ou démonstratifs. Au contraire, à travers un certain dépouillement du mouvement, il faut essayer de s’examiner soi-même physiquement puis mentalement, se détendre (point essentiel), développer la précision... C’est dans la pureté d’un mouvement sobre que réside l’intérêt de notre pratique, la source de tous les progrès et la joie de pratiquer chaque jour renouvelée.
L’Aïkido est basé sur le sabre mais, il me semble que ce n’est pas qu’une relation physique et visible. Parfois la correspondance corporelle est claire comme par exemple Shihonage mais cela ne veut pas dire que toutes les techniques à mains nues peuvent ou doivent être copiées avec le bokken. Il faut tendre vers la maîtrise corporelle bien sûr mais l’unité de notre pratique réside surtout dans la sensation intérieure, dans le message derrière la technique. Bien sûr, une certaine dextérité est nécessaire mais je pense que la beauté et l’intérêt de la pratique du bokken dans l’Aïkidose situe au-delà de l’habileté physique et technique. Il s’agit plutôt d’affiner sa perception de la distance, du temps et de mieux appréhender les fondements tels que Me Tamura les a définis dans ses ouvrages. Chaque pratiquant est différent mais les fondations sont immuables à mains nues ou avec l’arme.
Je voudrais terminer en disant que, pour moi, enseigner le bokken c’est enseigner l’Aïkido, qu’il n’y pas de différence. Je m’efforce de progresser avec les personnes qui pratiquent régulièrement avec moi sans être sur un piédestal. D’ailleurs grâce à leur enthousiasme et leur désir de progresser, des souvenirs de pratiques anciennes que nous faisions avec Me Tamura il y a quelques années, voire décennies, reviennent et sont réactivés et prennent plus de sens avec le recul, l’âge et l’expérience et c’est ce qui est passionnant.
H. AVRIL Mars 2016
Rôle Aïte
Voici un texte d’Henri sur le rôle d’Aïte.
Lire le texte
Quelques uns d’entre nous, certains ne sont plus de ce monde, ont intensément servi d’Aïte à Maître Tamura pendant trois décennies. Il me sembleque l’on peut distinguer trois phases dans notre rôle et notre façon de nous comporter en tant qu’Aïte.
La première est une étape préliminaire pendant laquelle nous étions concentrés sur notre position, parfois maladroits, souvent statiques. Nous cherchions à réaliser une bonne attaque au risque d’être un peu rigides et figés. Ces débuts nous ont permis déposer les bases et apprendre à connaître Sensei.
Puis, avec l’expérience, tout est devenu plus rapide, plus athlétique et surtout plus intuitif. C’était l’époque des grandes démonstrations. Nous avions entre vingt et trente ans et lui entre cinquante et soixante. Il avait à la fois l’énergie et la finesse et nous pouvions réagir très rapidement à chacun de ses mouvements à mains nues et aux armes, ce qui était souvent plus délicat.
Vidéo - Tamura Sensei Morteaux 1991 extrait 02
Vidéo - Maître Tamura et Henri Avril au bokken, Belfort 1989
La dernière étape a été celle où il fallait “disparaître” en tant qu’ Aïte, se dépouiller de toute mise en avant et essayer de le comprendre intuitivement le plus finement possible sans parole et sur l’instant. Par une attitude, un regard, un petit geste, il nous indiquait ce qu’il voulait démontrer. Vous trouverez une illustration dans le lien ci-dessous.
Il me semble que ces trois étapes sont un peu le chemin de progression normal d’un pratiquant d’Aïkido : dans un premier temps s’appliquer à réaliser proprement la forme puis développer la vitesse, la puissance et enfin approfondir l’étude et rentrer dans un dimension moins visible et peu spectaculaire pour le néophyte.
Cette pratique d’ Aïte nous a permis d’aborder des aspects qui ne sont pas tout à fait du domaine de la technique ou de l’intellect et cette longue expérience en tant qu’Aïte a beaucoup influencé notre pratique en général.
La ligne directrice de ma pratique toutes ces années n’a rien avoir avec les sports de combat ou la self-défense. Il s’agit d’étudier avec joie notre discipline, sans être trop pollués par les idées de grades et de reconnaissance, d’affiner nos sensations, enne laissant aucun détail au hasard et en gardant toujours à l’esprit que les techniques sont des moyens pour déboucher sur autre chose que l’on ne connaît pas.
Bonne pratique ! Henri Avril Juin 2015
Reigi Saho
Voici un texte d’Henri sur la notion de Reigi Saho.
Lire le texte
Je pense que l’Aïkido ne sert pas à essayer de se distinguer, d’être le premier, le plus charismatique, la star montante ni à être arrogant et irrespectueux.
Notre pratique ne sert pas à essayer d’être le centre de toute attention, ou de se mettre en avant sur ou en-dehors du tatami mais bien plutôt à s’effacer, à disparaître pour laisser passer l’autre, ne pas le mettre dans une situation inconfortable, embarrassante…
Cette idée se retrouve sur le tatami et bien sûr également en dehors du tatami. Par exemple, il faut savoir attaquer correctement sans faciliter la tâche de l’autre pour autant, sans bloquer sous le prétexte de conseils pertinents… ne pas monopoliser la parole lors d’un pot, l’attention lors d’une assemblée…
Tous les deux ou trois ans le bureau technique national de la FFAB choisit un thème profond sur lequel les cadres de notre fédération centrent leurs interventions. Pour les années à venir il s’agit de “Reigi Saho”, approximativement traduit par “étiquette”.
Ce terme, à mon avis, recèle beaucoup plus qu’une forme et constitue une source profonde pour des relations humaines harmonieuses et inclut mes réflexions ci-dessus, je crois.
Réfléchir sur Reigi Saho me semble très pertinent actuellement où notre cohésion est primordiale au sein de notre école l’Aïkikaï de France et également dans la société en général. Il nous appartient maintenant d’y réfléchir et de l’expérimenter ensemble pour les saisons à venir, notamment lors de notre stage d’été à Bédarieux, moment privilégié à cet égard.
H Avril Décembre 2014
Quelques réflexions à l'occasion du stage de l'Ecole Nationale d'Aïkido
Réflexions d’Henri à l’occasion du stage national ENA.
Lire le texte
Shumeikan du 2 mars 2014 à Colomiers (31)
Aujourd’hui Maître Tamura aurait eu 81 ans. Il y a 50 ans il débarquait avec sa femme à Marseille après un mois de bateau en provenance de Yokohama. Il y a 32 ans, pour lui permettre d’enseigner librement nous créions autour de lui l’Aïkikaï de France, notre fédération actuelle (FFAB), au sein de laquelle nous installions l’Ecole Nationale d’Aïkido - Shumeikan il y a 22 ans.
Tout cela représente beaucoup de temps, d’énergie, d’investissement, des vies… C’est la raison pour laquelle je trouve un peu triste, quand au cours de mes déplacements dans la ligue et au-delà, j’entends que l’Aïkido est assimilé physiquement ou verbalement par certains pratiquants à un sport de combat ou une technique de self-défense, comme on peut en voir fleurir chaque semaine. J’ai l’impression que parfois nous revenons en arrière dans notre réflexion globale sur notre discipline. Peut-être est-ce simplement un cycle et qu’il faut remettre les choses en place régulièrement ? Franchement, tout cet investissement des générations avant nous puis de notre génération pour ne pratiquer, en fin de compte qu’une technique de combat ? Non il y a autre chose dans notre discipline.
Je pense que l’Aïkido ne fait pas partie de cette catégorie d’activités pour la simple raison que les techniques (mais aussi la chute, la préparation) ne sont pas une fin en soi mais constituent des moyens, des outils pour se connaître soi-même et changer quelque chose en nous positivement. Pour cela bien sûr, il faut qu’elles soient exécutées de façon juste, c’est-à-dire, au-delà de l’apparence, en respectant les fondements tels que Tamura Shihan nous les transmis.
Cette année jusqu’au prochain stage E.N.A., nous pourrions chacun d’entre nous, porter notre attention sur ce point précis et essayer de le comprendre en profondeur par le corps et la pratique. Il est facile de le comprendre intellectuellement, d’en discuter, de briller avec cette idée mais le vivre et le démontrer sur le tatami, sans parler, sans blocage intérieur quelque soit le pratiquant est une autre affaire, pour moi c’est ce qui compte le plus. Ceci nécessite de se remettre en question chaque fois que l’on pratique comme élève ou comme enseignant, de ne pas prendre la grosse tête, de ne pas oublier son esprit du débutant et de vraiment ressentir que la recherche du grade ne doit pas accaparer tout son esprit. Ainsi, il me semble que normalement plus on est gradé moins on se satisfait de sa pratique car on développe la capacité de s’observer, de se questionner. C’est la raison d’être de notre école.
Bonne pratique
Henri
13 ans
13 ans que Maître Tamura nous a quitté.
Lire le texte
Voilà 13 ans que Maître Tamura nous a quitté et cela me donne l’occasion de vous livrer quelques réflexions sur les plus de trente années que j’ai passées avec lui.
Les pratiquants d’Aïkido de notre fédération ont des motivations très variées, ce peut être la santé, le bien-être, la self-défense, la convivialité, les grades, la joie d’enseigner, le plaisir de donner des conseils ou d’aider les autres... Chacune est légitime. Mais je pense que ce n’est que lorsque l’on oublie tout cela, au moins temporairement, que l’on commence vraiment à faire de l’Aïkido, que l’on peut vraiment plonger dans l’étude de l’art, l’esprit vide, c’est à dire sans chercher à être un grand artiste soi-même ou un Sensei, ou à essayer d’être vu, reconnu ou remarqué… Ce sont des attitudes humaines normales mais il ne faut pas qu’elles envahissent tout notre esprit, tout notre comportement. Le salut à l’entrée du dojo a cette importance.
Dans notre structure, souvent les activités fédérales sont souvent orientées vers l’obtention de titre extérieur et, à mon avis, on risque de passer à côté de l’aspect le plus utile pour notre vie. Ces titres ou diplômes sont indéniablement une bonne chose (j’y encourage mes élèves) mais ils ne sont pas tout à fait l’Aïkido en tant que tel.
Pratiquer sans but, en gardant simplement en tête les bases que Maître Tamura a explicitées, est beaucoup plus riche. Le problème est plutôt la compréhension de ces bases. On en reparlera si vous le désirez mais rien ne remplace le partage sur le tatami et la compréhension par le corps en premier lieu. Donc à bientôt j’espère.
C’est dans la pratique précise, intuitive, souple, silencieuse, de techniques sobres (dont la richesse se dévoile progressivement), corps et esprit unis, sans construction intellectuelle, que réside la source de tous nos progrès. Ceci est valable pour le travail à mains nues comme avec le bokken, jo et tanto. Notre discipline est une seule entité indivisible, de la préparation au salut final, dont l’ensemble est beaucoup plus riche que la somme des parties. Donc attention à ne pas tout séparer !
Il ne s’agit pas de jouer au samouraï ou d’être extrémiste ou de se blesser, non, juste d’être calme, détendu afin d’être vigilant à ses propres réactions physiques et mentales, aux autres, à l’environnement. Bref, la base du Budo - qui n’a rien à voir avec les sports de combat ou arts martiaux dans l’acception actuelle du terme. Mon souhait d’ailleurs serait que tous ensemble nous essayions de ne plus assimiler l’Aïkido à ces activités lorsque nous communiquons sur notre discipline.
Parfois certains pratiquants me parlent de nouveaux styles d’Aïkido ou de sports de combat à la mode qui les attirent et qui sont parfois plus populaires que l’Aïkido. Je crois que ce phénomène est le prolongement de certains aléas de notre société : on veut la nouveauté sans avoir compris “l’ancien” par facilité, ennui, doute, snobisme, prétention, exotisme… Il me semble que ce n’est pas de l’ouverture d’esprit mais du papillonnage. Les moyens de communication modernes nous y poussent.
Je rappelle que la pratique en Aïkido s’appelle Keiko, qui veut dire l’étude des « choses anciennes ». Avant d’inventer quoique ce soit, il faut avoir atteint le niveau de ceux qui sont venus avant : pour nous, pratiquants d’Aïkido, ce sont évidemment O Sensei et Tamura Shihan. Attention cela ne veut pas dire qu’il faut gommer sa personnalité, bien au contraire. Là aussi il y a l’apparence, la réflexion superficielle et la réalité.
Ce dernier nous a tout donné et bien évidemment O Sensei à travers lui. Il n’y a pas de secret, pas de mystère, il suffisait de regarder lorsqu’il pratiquait. Heureusement, nous sommes toujours une équipe d’anciens à l’avoir bien connu pendant plusieurs décennies et nous restons liés car chacun a vu des choses différentes et c’est donc enrichissant.
Je crois que son enseignement est toujours plus d’actualité de nos jours où tout pousse le pratiquant à s’éparpiller. Il faut savoir regarder autour de soi et prendre aux autres disciplines ce qui nous parait intéressant, l’intégrer dans notre pratique, mais garder la ligne de l’Aïkido telle qu’elle nous a été transmise.
L’enseignement de Tamura Shihan était “ouverture d’esprit”. Aussi loin que mes souvenirs remontent, il a toujours invité d’autres experts d’Aïkido ou personnalités qu’il nous a fait connaître, et nous comprenions ainsi notre chance d’être ses élèves.
En 1982, en quittant la fédération de Judo, il a pris le risque de tout perdre mais il voulait son indépendance complète ainsi que celle de l’Aïkido en France. Moins de la moitié de ses anciens élèves l’ont suivi. A partir de rien, nous avons créé une fédération autonome autour de lui et pour lui car nous pensions qu’il était une des personnes à la source de l’Aïkido auprès du fondateur après la guerre.
Nous avons donc consacré énormément d’énergie à essayer de comprendre son message. J’ai eu la chance de beaucoup voyager avec lui, pour moi les moments en dehors du tatami étaient aussi importants que la pratique. Je pense que je n’aurais jamais continué l’Aïkido s’il n’avait pas été là, abordable pour un jeune homme, sur le tatami comme en dehors du dojo. Ce qui m’intéressait c’était sa pratique mais aussi l’homme dans toutes les situations de la vie. Cette sorte de calme profond que je ne voyais chez aucun autre expert m’impressionnait, je pense que cela a été ma plus grande motivation.
Le mot Aïkido revêt maintenant tellement de formes, il y a tellement d’instructeurs et, sauf à considérer l’Aïkido comme un sport, on ne peut plus dire, comme je l’entends trop souvent, que « l’Aïkido c’est l’Aïkido, peu importe le style ou l’instructeur, l’important c’est de pratiquer sur le tatami». Non, je suis convaincu de l’inverse car il faut savoir pourquoi l’on pratique et bien choisir son enseignant pour son attitude sur et en dehors du tatami, l’un ne va pas sans l’autre. On ne demande pas qu’il soit parfait, bien sûr, mais qu’il inspire notre vie.
Me Tamura vivait l’Aïkido. Une question sincère, même technique, recevait toujours une réponse, même à 11H du soir dans un hall d’hôtel ou en avion. Le lendemain, la semaine d’après, ailleurs, il pouvait la compléter sur le tatami. Ainsi sa pratique était toujours fraîche, en évolution, jamais mécanique. Cela se voyait dès le salut qu’il effectuait comme si c’était la première fois. C’est ce que nous essayons de perpétuer et c’est très intéressant même après toutes ces années.
De ce point de vue, ses démonstrations, sa pratique de Jiyu waza étaient édifiantes. Dans Jiyu waza, il ne s’agit pas de dérouler le catalogue ou de réciter une leçon mais d’expérimenter, de laisser sortir ses réflexes, ses techniques, spontanément, dans une situation imprévisible, bref d’être vivant ici et maintenant. C’est quand la situation est imprévue, défavorable que le vrai niveau du pratiquant ressort. Là aussi je désirerais que nous examinions ensemble sur le tatami ce que cela veut dire. C’est la recherche de tous dans le même sens quelle que soit l’ancienneté, qui permet à chacun de progresser.
Pour terminer, je voudrais dire que l’Aïkido est une voie personnelle qui a pour but de se connaître soi-même. Ce n’est pas une marchandise ou un moyen de se mettre en avant. D’ailleurs, le grade ne reflète pas une hiérarchie entre les pratiquants. C’est une indication pour soi-même, il se justifie en permanence par une pratique exemplaire. Certains n’ont pas besoin de passer de grades pour atteindre un haut niveau.
H. Avril, juillet 2023
Des passages de grades en Aïkido
Les passages de grade en Aïkido par Henri Avril.
Lire le texte
Des passages de grades en Aïkido, Texte écrit par H. AVRIL
On me demande parfois de détailler mon expérience des passages de grades avec Me Tamura. Bien sûr votre première référence doit être ce qu’il en a écrit dans ses livres, ce que j’écris ci-dessous n’est que mon vécu limité.
De nos jours, des préparations aux grades dan sont régulièrement organisées localement et nationalement. Pour moi c’est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Bonne car le pratiquant se remet en question, sort de sa routine et se confronte aux autres mais d’un autre côté il me semble que l’idée même de se préparer à un passage de grade va à l’encontre de l’Aïkido. Je m’explique : réussir un grade c’est la confirmation que l’on a atteint un niveau personnel et intrinsèque dans la discipline, que l’on a compris et intégré quelque chose de nouveau par le corps en premier lieu. Donc soit c’est acquis soit ça ne l’est pas. S’y préparer comme pour un examen scolaire pour être prêt un jour précis est finalement un non-sens dans notre discipline traditionnelle. C’est la pratique quotidienne au dojo qui forge profondément et qui constitue la préparation. S’il faut faire des stages spéciaux pour ça cela crée une division absurde. Je sais que ce n’est pas politiquement correct et que ce n’est pas facile à appréhender car notre civilisation est basée sur la réussite aux examens et que notre fédération est agréée par le ministère chargé des sports mais le mot « DAN » ne reflète pas cette conception scolaire.
De nos jours, en général, le pratiquant axe trop souvent sa pratique sur le grade, ce qui fait que s’il le rate il en veut souvent au jury et parfois arrête la pratique. S’il le réussit parfois il prend « la grosse tête », ne serait-ce qu’un peu et oublie « l’esprit du débutant ». Cela se voit très vite car j’ai remarqué que les cours ou stages suivant le pratiquant qui vient de réussir un grade commence à donner des conseils, à parler pendant le cours du professeur, s’estimant tout à fait légitime pour le faire et se remet moins en question. C’est naturel bien sûr mais c’est normal également que j’en fasse la remarque ici. De plus, on peut très bien atteindre un haut niveau sans jamais passer de grades.
Pour moi, plus on monte en grade moins on est content et sûr de soi. Normalement, obtenir le Shodan procure beaucoup de joie, le Nidan un peu moins etc… Si le phénomène inverse se produit c’est que ce n’est pas la bonne direction. Je pense qu’il faut fêter son passage de grade en cas de succès comme en cas d’échec. C’est toute la richesse humaine de l’Aïkido qui se joue.
Maintenant, comme demandé, rentrons dans les détails des passages de grades, appelés « Aïkikaï » tels que je les ai vécus avec Me Tamura en tant que spectateur, candidat et puis jury pendant 30 ans. Je ne parlerai pas des passages de grades fédéraux qui doivent suivre une ligne officielle qui n’était pas tout à fait celle de Me Tamura.
Avant de commencer, je voudrais dire que la description incomplète qui suit n’est PAS un dogme rigide qu’il faut suivre absolument. Tout dépend de la situation, du candidat, des circonstances. Pour cette raison il n’y a pas de kata en Aïkido, on garde les principes de base inscrits en nous et l’on s’adapte à la situation aussi bien en tant que jury que candidat. D’autres attaques et techniques que celles qui suivent peuvent être demandées. Egalement les explications verbales ci-dessous ne seront probablement pas tout à fait claires, il faut que l’on se retrouve sur le tatami pour les éclairer. Je ne le mentionnerai pas à chaque fois mais pour chaque point la pratique ensemble sur le tatami est nécessaire, sinon ce n’est que de la théorie sans grand intérêt.
La façon dont le candidat arrive sur le tatami et se place compte beaucoup. A l’appel de son nom s’il est le premier il s’assied à la gauche du jury, s’il est le deuxième il s’assied à distance d’un tatami et demi au moins du premier face au jury. Après le salut au Kamiza quand le jury se tourne vers les candidats, ces derniers saluent juste avant le jury. Puis, ils se tournent l’un vers l’autre pour se saluer.
Le premier candidat appelé sera le premier à faire les techniques. Le jury annonce suwariwaza shomen uchi (ou yokomen uchi, selon le grade) Ikkyo. Il est important pour noter la valeur du candidat que le jury n’attende pas que les 2 candidats se rapprochent l’un de l’autre pour énoncer la technique et que l’Uke attaque immédiatement. J’ai toujours remarqué que le moment de l’énonciation de la technique avait son importance chez Me Tamura.
A ce stade, un autre point qui mérite d’être mentionné : normalement pour les premiers grades dan, sur shomen uchi, le 1er Ikkyo du candidat doit être Ura car à cause de la distance d’un tatami et demi au moins, automatiquement s’il essaye de faire Ikkyo omote il a perdu d’avance et il commet une faute de ma-ai ou provoque un choc avec l’autre qui influence tout son passage. Souvent, sentant l’erreur, l’Uke ralentit son attaque au moment du contact ou se laisse faire mais le mauvais timing et la mauvaise distance se voit quand même. Pour Me Tamura ce premier mouvement était primordial et souvent disait-il le vrai niveau se voit à ce moment-là. Fondamentalement l’examen est réussi ou échoué à cet instant. Le choix Omote ou Ura sert à s’adapter à toutes les situations d’où d’ailleurs l’absurdité de demander soit l’un soit l’autre sauf pour certaines techniques précises.
Puis viennent Nikyo (ou la forme ura est parfois spécifiquement demandée), Sankyo, yonkyo, irimi nage, kote gaeshi, kokyu nage se succèdent à un rythme rapide.
Puis hammi handachi waza katate dori : Shihonage, Ikkyo, Nikyo, Nikyo ura se fait quand l’Uke ne descend pas et c’est la raison d’être de ce mouvement car si l’adversaire est déséquilibré jusqu’au sol, il est plus logique de faire Ikkyo. Puis on demande naturellement kaiten nage puisque le poignet saisi est à la même hauteur que Nikyo ura. Le jury note donc si cette technique vient spontanément montrant la compréhension physique de cette logique par le candidat. Puis iriminage, kotegaeshi. Ensuite Ushiro ryo kata dori Ikkyo, sankyo, kotegaeshi.
Toujours hammi handachi waza, à partir du 3e dan on peut demander shomen uchi irimi nage. Là le candidat ne peut pas bloquer l’attaque qui descend ou compter sur sa force pour faire la technique. C’est le sabre qui coupe et ce mouvement dans cette situation éclairent l’essence de Irimi nage ura car l’on ne peut pas utiliser le bras pour dégager approximativement l’attaque comme c’est souvent fait debout.
Tachi waza : si l’on a demandé shomen uchi à genoux on demandera yokomen uchi et inversement. Les mêmes techniques sont énoncées. Le candidat devra montrer les différentes entrées pour yokomen uchi. Un autre point concernant cette attaque : après Ikkyo généralement, le jury se fixe un instant sur un candidat en particulier et énonce « shihonage » qui est exécuté plusieurs fois puis presqu’au dernier moment il demande kotegaeshi ou iriminage pour voir si le candidat a le bon réflexe et si, sans hésitation, il exécute le mouvement dans le même sens que le précédent. Si le candidat bloque ou arrête l’attaque pour se reprendre on pourra constater que le sens de ces mouvements n’est pas acquis. A nouveau, donc, l’instant de l’énonciation est très important pour noter la vraie valeur du candidat. Je pense que l’Aïkido doit être construit pour être réalisé avant la verbalisation, sans temps de réflexion.
Ensuite, kata dori men uchi ikkyo de différentes façons, shihonage, irimi nage, kotegaeshi.
Puis selon l’aisance du candidate, katate ryote dori ou autres, les mêmes mouvements.
Puis chudan tsuki jyu waza. Il est important que le candidat se déplace à l’intérieur comme à l’extérieur de l’attaque et qu’il montre qu’il a compris que Ikkyo ou kote gaeshi ont à peu près la même entrée. Jyu waza ne doit PAS être une suite trop mécanique de mouvements, même bien exécutés, mais refléter une adaptation vivante à la situation et à l’attaque en rentrant ou pivotant. Le candidat doit varier le ma ai et faire la technique en conséquence.
Puis vient ryote dori tenchi nage. Ensuite ryote dori koshi nage : il y a plusieurs façons de l’exécuter mais en premier lieu il faut montrer koshi nage dans le sens de tenchi nage lorsque l’adversaire n’avance pas le pied, même chose pour kokyu nage qui suit. Je me rappelle que notre maître expliquait souvent cette suite logique quand il donnait des stages « enseignants » d’une semaine par mois dans toutes les régions de France dans les années 80. Par cette suite de techniques on note l’adaptation du candidat, bien sûr les variantes sont possibles.
Ensuite ushiro ryote dori, on commence par demander la base, c’est à dire Ikkyo, kaiten nage, pour lesquels les deux mains ont la même action de départ puis shiho nage, iriminage où la coordination des bras est plus difficile, enfin kokyu nage. Ensuite ushiro ryo kata dori, ikkyo, kokyu nage. On ne demande pas eri dori aux passages de grades même s’il est dans la « nomenclature officielle ».
Vient ensuite tanto dori : tsuki jyu waza puis yoko men uchi ou shomen uchi gokyo. Les points principaux observés sont : le candidat reste-t-il sous l’attaque au moment de l’attaque ? bloque-t-il cette dernière ? La saisie du poignet est-elle correcte ? Jo dori : chudan tsuki, « libre », puis « gardez le jo » Bokken à deux, à voir sur le tatami pour préciser ce l’on attend.
Taninzu gake : Me Tamura ne disait jamais randori car Taninzu gake a un autre sens plus en cohérence avec notre discipline. Le candidat est jugé sur sa lucidité, sur sa faculté à ne pas se laisser enfermer, à se placer par rapport aux attaquants, à les prendre « en enfilade », Il ne s’agit de se précipiter sur les uke pour les projeter comme on voit parfois. Très importants : 4, 5 attaquants sont nécessaires et doivent être anticipés par le candidat avant le passage de grades et cela fait aussi partie du passage de grades.
Un point important pour le jury est de ne pas attendre que candidat et attaquants se placent pour démarrer Taninzu gake, il est normal d’énoncer « attaquez ! » juste au moment où le candidat pose le bokken, (surtout s’il relâche son attention ou temporise !) sans lui laisser le temps de se retourner complètement, et ainsi d’observer sa vigilance, sa réaction dans l’instant, dans une situation imprévue, car les passages de grades ne sont pas un spectacle bien rodé ou mécanique. Chaque instant, notamment dans une situation adverse, est jugé, pas uniquement l’exécution des techniques.
Puis le jury arrête Taninzu gake et observe comment le candidat réagit à ce moment-là. Tourne-t-il le dos aux attaquants ? Salue-t-il rapidement mais correctement ? Tout cela traduit sa lucidité, son vrai niveau. Puis, le premier uke et le candidat se remettent à genoux face à face à bonne distance, en contrôlant leur respiration et leur attitude. Ensuite, soit ils changent de rôle pour un 2eme passage soit ils se saluent puis saluent le jury et se replacent au bord du tatami en attendant le verdict sans regarder le public. Ce retour en seiza vers la position initiale est aussi très important et fait partie intégrante de l’évaluation. Le candidat doit rester concentré jusqu’au salut final au Kamiza puis au jury (même si la délibération est longue) et ne pas se disperser, ne pas regarder le public en quête d’une approbation ou autres réactions… Je voudrais aussi mentionner qu’il n’est pas non plus normal, voir même impoli de regarder le jury de la part du candidat au cours du passage de grades, sauf brièvement éventuellement s’il n’a pas entendu la technique.
Voilà ce qui me vient à l’esprit pour l’instant. Certainement, la prochaine fois que je serai en situation d’autres points me viendront à l’esprit. En bref, je pense que les passages de grades font partie du message et de l’éducation globale que Me Tamura nous a transmis après son expérience unique avec le fondateur. Essayer de comprendre ces points qui peuvent sembler être de détail permet de mieux pénétrer son enseignement et de coller à sa façon de voir les choses. C’est ce qui m’a toujours intéressé et je n’aurai certainement jamais continu s’il n’y avait pas eu cette vigilance et recherche permanentes. Pour les pratiquants les plus avancés ce serait dommage de passer à côté de ces aspects et de réduire les passages de grades en un simple moyen d’avoir des galons inutiles. L’Aïkido n’est certainement pas un art martial ou un sport de combat tel qu’on l’entend de nos jours mais une voie pour se connaître soi-même et les grades participent aussi de cette démarche.
Bokken et Aïkido
Ci-après un article d’Henri Avril sur la pratique du Bokken.
Lire l'article
Le sens du Bokken dans l'Aïkido
Tout d’abord, je voudrais dire que je ne connais le sens de l‘utilisation du bokken dans l’Aïkido qu’à travers mon expérience avec Maître Tamura pendant trente ans. Bien sûr je ne prétends pas avoir atteint son niveau, j’ai simplement fondé mon travail actuel sur cette longue pratique intense et ininterrompue avec lui. Le bokken est le sabre, le katana, ce n’est pas un simple morceau de bois. Je crois que pour comprendre et ressentir qu’il est partie intégrante de l’Aïkido, il faut l’utiliser de façon détendue, précise, silencieuse et lentement au début. D’autres budo utilisent cette arme mais son utilisation en Aïkido est complètement différente des écoles de sabre et à mon avis il vaut mieux oublier ses connaissances antérieures et ne pas tout mélanger pour réellement sentir ce que Tamura Shihan voulait nous transmettre à travers l’étude du bokken.
En Aïkido le bokken est une extension des bras, il éclaire notre travail à mains nues. C’est un outil de compréhension de l’Aïkido globalement, c’est un moyen pour déboucher sur quelque chose que l’on ne connaît pas encore et que l’on ne peut pas anticiper verbalement. Donc son étude est délicate car il est facile de passer à côté de sa raison d’être et de l’utiliser comme une fin en soi. C’est aussi la raison pour laquelle il me semble difficile de planifier des cours spécifiques de bokken car l‘enseignant commence généralement un cours avec une idée, une ligne directrice puis s’adapte ensuite aux pratiquants. Le travail au bokken est un outil pour faire passer son message et on ne peut pas vraiment anticiper le degré de compréhension des élèves qui change d’un cours sur l’autre. Cependant il est toujours aukamiza (centre/place d’honneur du dojo) prêt à être utilisé. En revanche, pratiquer seul des mouvements simples de coupes pour trouver une position et une respiration justes, pour apprendre à contrôler son corps… me semble nécessaire avant de passer aux exercices à deux. En tout cas, individuellement ou avec un partenaire, je ne recherche pas la complexité technique ou des enchaînements longs ou démonstratifs. Au contraire, à travers un certain dépouillement du mouvement, il faut essayer de s’examiner soi-même physiquement puis mentalement, se détendre (point essentiel), développer la précision... C’est dans la pureté d’un mouvement sobre que réside l’intérêt de notre pratique, la source de tous les progrès et la joie de pratiquer chaque jour renouvelée.
L’Aïkido est basé sur le sabre mais, il me semble que ce n’est pas qu’une relation physique et visible. Parfois la correspondance corporelle est claire comme par exemple Shihonage mais cela ne veut pas dire que toutes les techniques à mains nues peuvent ou doivent être copiées avec le bokken. Il faut tendre vers la maîtrise corporelle bien sûr mais l’unité de notre pratique réside surtout dans la sensation intérieure, dans le message derrière la technique. Bien sûr, une certaine dextérité est nécessaire mais je pense que la beauté et l’intérêt de la pratique du bokken dans l’Aïkidose situe au-delà de l’habileté physique et technique. Il s’agit plutôt d’affiner sa perception de la distance, du temps et de mieux appréhender les fondements tels que Me Tamura les a définis dans ses ouvrages. Chaque pratiquant est différent mais les fondations sont immuables à mains nues ou avec l’arme.
Je voudrais terminer en disant que, pour moi, enseigner le bokken c’est enseigner l’Aïkido, qu’il n’y pas de différence. Je m’efforce de progresser avec les personnes qui pratiquent régulièrement avec moi sans être sur un piédestal. D’ailleurs grâce à leur enthousiasme et leur désir de progresser, des souvenirs de pratiques anciennes que nous faisions avec Me Tamura il y a quelques années, voire décennies, reviennent et sont réactivés et prennent plus de sens avec le recul, l’âge et l’expérience et c’est ce qui est passionnant.
H. AVRIL Mars 2016
Les écrits de Tamura Shihan
Comment sélectionner le maître et la lettre ouverte à un pratiquant insatisfait de ses résultats à un examen
Lire la lettre ouverte
Cours
Les cours d’Aïkido ont lieu au dojo de Lacroix-Falgarde route de Falgarde, 31120 LACROIX FALGARDE
Les horaires des cours sont les suivants :
Cours ENFANTS, de 7 à 12 ans, le lundi de 17H30 à 18H15
Cours pour tous, à partir de 13 ans, le lundi et vendredi de 19h à 20h30.
Cours entre midi et deux :
Jeudi 12h30-13h30 cours d'armes et Iaido ,Dojo de Lacroix Falgarde
Vendredi 12h30-13h30, Complexe sportif de Montaudran : 6 chemin du carrosse 31400 Toulouse (près de la Halle des Machines).
Séance de découverte gratuite pour toutes et tous de 7 ans à 77 ans
Tenue ample de rigueur
Inscriptions
Les inscriptions sont ouvertes toute l’année lors des cours (de début septembre à juin).
Pour des questions sur les cours ou les inscriptions veuillez contacter Henri Avril au 06 95 31 77 45 ou par mail h-avril@live.com.
Licence annuelle obligatoire. Certificat médical requis. Fiche d’inscription à télécharger.
Stages
Stages 2026 - 2027
Licence fédérale et certificat médical indispensables
Mini stages d'Aïkido 2026 - 2027
Participez aux mini stages d'Aïkido de cette nouvelle saison
Lieu du stage :
Dojo deLacroix-Falgarde, Haute Garonne
à côté de lamédiathèque
Horaies :
10h à 12h les dimanches
Dates (dimanches) :
11 octobre 2026
6 décembre 2026
10 janvier 2027
7 février 2027
Participation :
20€ la matinée / 60€ les 4 matinées
License fédérale et certificat médical en cours de validité obligatoires